Forécariah, Guinée – Depuis plusieurs jours, la préfecture de Forécariah fait face à une pénurie d’essence qui perturbe fortement les activités économiques et sociales. Dans plusieurs stations-service, les longues files d’attente sont devenues le quotidien des usagers, tandis que d’autres points de vente affichent des pompes à sec.
Les premières victimes de cette situation sont les citoyens. Le coût du transport a considérablement augmenté sur certains axes, obligeant de nombreux habitants à revoir leurs déplacements. Des élèves et travailleurs arrivent régulièrement en retard en raison des difficultés à trouver un moyen de transport.
Pour les conducteurs de taxis et de motos, les conséquences sont tout aussi lourdes. Entre les heures perdues dans les files d’attente et l’achat de carburant au marché noir à des prix largement supérieurs aux tarifs officiels, plusieurs professionnels affirment terminer leurs journées avec des recettes en baisse.
Située sur l’un des principaux corridors reliant Conakry à la frontière sierra-léonaise, Forécariah subit souvent les répercussions des tensions qui affectent l’approvisionnement national en carburant. L’absence de dépôts relais dans la région et la forte dépendance à l’approvisionnement en provenance de la capitale accentuent la vulnérabilité de la préfecture face à ce type de crise.
En attendant des explications officielles sur les causes de cette pénurie et sur les mesures envisagées pour rétablir la situation, l’inquiétude grandit au sein de la population. Au-delà du simple manque de carburant, cette crise affecte désormais plusieurs secteurs essentiels, notamment le transport, le commerce, la santé et l’éducation.
Pour de nombreux habitants, une solution durable passe par une meilleure organisation de la distribution du carburant à l’intérieur du pays afin d’éviter que les villes de l’intérieur ne soient systématiquement les premières touchées lors des perturbations de l’approvisionnement national.
