
Situé dans le district de Layah, relevant de la sous-préfecture de Moussayah dans la préfecture de Forécariah (région de Kindia), cet établissement scolaire chargé d’histoire est aujourd’hui confronté à une dégradation avancée.
Frontalière avec la Sierra Leone, la localité de Layah abrite l’une des plus anciennes écoles primaires de la zone. Héritage de l’enseignement classique introduit durant la période coloniale, cette école a longtemps servi de pilier éducatif pour plusieurs générations.
Mais avec le temps, l’infrastructure s’est fortement détériorée.
Face à cette situation préoccupante, d’anciens élèves, amis et ressortissants de Layah ont décidé de prendre leurs responsabilités en lançant une initiative de réhabilitation.
Une mobilisation communautaire saluée
Le directeur de l’école, également président de l’Association des Parents d’Élèves (APAE) et engagé dans le programme Apprendre le Long de la Frontière (ALF), s’est dit satisfait de cette dynamique locale.
Selon lui, cette action démontre l’attachement des fils du terroir à l’éducation et à l’avenir des enfants de la communauté.
Il en a profité pour lancer un appel aux autorités préfectorales et communales afin qu’elles accompagnent cet élan citoyen visant à redonner vie à cet établissement.
Plusieurs acteurs locaux ont exprimé leur soutien à cette initiative, notamment :
- Ibrahima Kemoko Condé, Directeur de l’école
- Amadou Kaba Erick, Adjoint au président de l’APAE
- Fodé Demba Sankhon, membre de l’Association des Élèves et Amis de Layah (AEA)
Des bénédictions pour la réussite des travaux
La rencontre a été marquée par une bénédiction de l’Imam de la grande mosquée de Layah, Elhadj Sekouna Kaba, qui a formulé des prières pour la réussite des travaux dans la paix et la cohésion sociale.
À travers cette initiative, Layah illustre une fois de plus la capacité des communautés locales à se mobiliser pour préserver leur patrimoine éducatif et investir dans l’avenir des générations futures.