Halima Gadji, parfois orthographiée Khalima Gadji, était une actrice, mannequin et consultante mode, figure emblématique de l’audiovisuel sénégalais et africain. Née le 25 août 1989 à Dakar, elle était issue d’une famille métissée, d’une mère maroco-algérienne et d’un père sénégalais.

Élevée à Dakar, Halima Gadji découvre très tôt sa passion pour l’univers artistique. Elle débute sa carrière dans le mannequinat, avant de faire ses premières apparitions dans des campagnes publicitaires. Rapidement, elle s’oriente vers le théâtre et le cinéma, où son talent, sa présence à l’écran et la force de ses interprétations lui valent une reconnaissance du public et de ses pairs.

Au-delà de son parcours professionnel, Halima Gadji était également une personnalité engagée. Elle s’exprimait à plusieurs reprises sur les défis liés à la santé mentale, contribuant à briser un tabou encore très présent dans de nombreuses sociétés africaines et à ouvrir le débat sur la dépression et l’importance de l’écoute.

L’actrice est décédée le 26 janvier 2026, à l’âge de 37 ans, des suites d’un malaise. Sa disparition a provoqué une vive émotion dans le milieu artistique et bien au-delà. Selon des témoignages de proches, elle souffrait de dépression, une maladie encore largement stigmatisée sur le continent.

Elle aurait été profondément affectée par une arnaque, avant de subir du harcèlement et des attaques répétées sur les réseaux sociaux, notamment des commentaires dégradants portant sur son apparence physique. Une accumulation de violences psychologiques qui aurait contribué à fragiliser davantage son état.

Ce drame met en lumière la pression extrême à laquelle sont exposées les personnalités publiques, confrontées au jugement permanent, au cyberharcèlement et à une lourde charge mentale. Plusieurs artistes africains, dont Suspect 95 et Youssoupha, ont déjà témoigné publiquement de leurs luttes contre la dépression et de la nécessité de se protéger pour survivre.

Au-delà de l’hommage, cette disparition relance un débat essentiel : celui de la reconnaissance de la dépression comme une maladie réelle, qui exige écoute, accompagnement et solidarité, plutôt que silence et culpabilisation.

 Un appel est ainsi lancé à briser le tabou, à encourager la parole et à renforcer les mécanismes de soutien pour toutes celles et ceux qui souffrent en silence.